WarnungenOrientierungenBeschreibungen |
Über Onetti: Autoren C – DLe brasier OnettiAndré Clavel Mort en 1994 à Madrid, l'Uruguayen Juan Carlos Onetti fut le chantre d'une humanité interlope et clandestine. Dans Laissons parler le vent, dernier volet d'un quatuor romanesque, on retrouve Santa Maria, Babel famélique chère à son cœur «Dieu existe, mais il fait la sieste», disait ce mécréant d'Onetti. Pour singer le Créateur, il passa les dernières années de sa vie couché, en pyjama blanc, mollement alangui sur le sofa de son appartement madrilène. C'est là qu'il mourut - à 85 ans, en mai 1994 - après avoir grillé une ultime cigarette. Sur son carnet, il venait de griffonner l'une de ces maximes dont il avait le secret: «Vivre est une faute suffisante pour que nous acceptions d'en payer le prix.» Comme testament, il laissait une œuvre magistrale, pleine de personnages patibulaires qui squattent «les bas-fonds du rêve», le malheur à la boutonnière, sur un air de tango éraillé. |
SprachenLoginSuchenStöbernRSS / Dynamische Lesezeichen |