24-07-08 | 38.103.63.17 | Versión para imprimir de:

http://www.onetti.net/es/descripciones/anonimo_3



Onetti, Juan Carlos

(Montevideo, 1909 — Madrid, 1994). Après avoir interrompu ses études dès le secondaire, il exerce une foule de petits emplois divers. En 1930, il se marie avec une homonyme María Amalis Onetti (trois ans plus tard, il épousera María-Julia Onetti, sœur de sa première femme). Il commence à écrire dès le début des années trente des nouvelles ainsi qu'un roman Tiempo de abrazar qui ne sera publié qu'en 1974. Dans Le Puits (1939), premier roman qu'il publie, tous ses thèmes favoris : la solitude, la nuit, le rêve, la ville, le temps, la confusion, le dépit, l’insatisfaction, l’indifférence s'y trouvent déjà, subtilement entrelacés dans un monde complexe et déchirant. À cette époque, il dirige la section littéraire de la revue Marcha de Montevideo, pour laquelle il écrit des nouvelles et des critiques sous différents pseudonymes. En I941, il publie Terre de personne, puis, l'année suivante, il s'installe à Buenos Aires où il travaille comme journaliste pour l'agence Reuter jusqu'en 1954. Au cours de cette période, qui correspond au péronisme triomphant il rédige plusieurs romans : Une nuit de chien (1943), inspiré par l’un des épisodes les plus tragiques de la guerre d'Espagne. Dans une atmosphère d’apocalypse, une ville en état de siège se retrouve déchirée en factions rivales. L'enjeu est un bateau, seul espoir d'échapper au bombardement de cette cité plus ou moins rio-platéenne. Puis en 1950, c'est La Vie brève, un roman capital, où apparaît pour la première fois sa ville mythique, Santa María (référence explicite à William Faulkner et au comté de Yornapatawpha), ville à la fois cruelle et attirante, reflet et gouffre de l'homme moderne, témoin impitoyable de la solitude urbaine. Quatre ans plus tard, en 1954, Onetti écrit Les Adieux, roman admirable, aussi déconcertant que poignant, aussi sombre qu'ambigu, à la trame simple mais à l'art sournois et subtil. Il revient ensuite à Montevideo où il est nommé directeur des bibliothèques municipales. Il continue alors à développer cet univers obscur et déroutant de Santa María en écrivant en 1961, Le Chantier puis, en 1964, Ramasse-vioques. Chronique noire, car Santa María est une ville sur laquelle pèse une malédiction mortelle, qui n'est autre que la condamnation à la solitude et à la destruction finale, elle sera incendiée à la fin de Laissons parler le vent (1979). Pendant cette période Onetti écrit de nombreuses nouvelles qu'il publie en diverses anthologies (Un sueno realizado, 195I ; Para una tumba sin nombre, 1959 ; Un cara de la desgracia, 1960 ; La novia robada, 1968) et qu'il réunira dans un gros volume en 1976 : Tan triste como ella y otros cuentos (La plupart de ces nouvelles sont traduites dans les recueils Les Bas-fonds du rêve et La Fiancée volée). Après avoir publié en 1973 La muerta y la niña, Onetti est arrêté sous le prétexte de « pornographie » par le régime militaire uruguayen. Maintenu au secret de février à octobre 1974, il est relâché après une campagne de protestations internationales. En 1975, il s'installe à Madrid et reçoit ainsi que sa quatrième épouse la nationalité espagnole. Il y publie en 1979 Laissons parler le vent, récit brillant et audacieux à la frontière de l’abstraction dramatique. ANTHOLOLOGIES / REVUES : Nouvelles : « Salut Bob » (Bienvenido Bob, 1951), traduit de l'espagnol par Claude Couffon, dans Les Lettres Nouvelles n° 16, 1961 et dans Histoires étranges et fantastiques d'Amérique latine, Métailié, 1989/1997 — « Présence », traduit de l'espagnol par Claude Couffon dans Anthologie de la nouvelle hispano-américaine, Belfond, 1981 et dans Menaces, L’Atalante, 1993 — « Savon », traduit de l’espagnol par André Gabastou, dans le Serpent à Plumes n° 6, hiver 1989-90 / n° 11, 1994 — « Matias le télégraphiste », traduit de l’espagnol par Albert Bensoussan, dans la Nouvelle Revue Française n° 417, octobre 1987 et dans L’Amérique latine et la Nouvelle Revue Française 1920-2000, Gallimard, 2001. — Le Puits (El pozo, 1939), roman, traduit de l'espagnol et postfacé par Louis Jolicœur. [Paris], Éditions Christian Bourgois, 1985, 104 p., épuisé — réédition (avec Les Adieux) : [Paris], U.G.E., « 10-18. Domaine étranger » n° 2505, 1994, 192 p., 6 ¤. — Terre de personne (Tierra de nadie, 1941), traduit de l'espagnol par Denise Laroutis. [Paris], Éditions Christian Bourgois, 1989, 320 p., 18.29 ¤ — réédition : [Paris], U.G.E., « 10-18. Domaine étranger » n° 2590, 1995, 320 p., 7.30 ¤. — Une nuit de chien (Para esta noche, 1943), roman, traduit de l'espagnol par Louis Jolicœur. [Paris], Éditions Christian Bourgois, 1987 — réédition : [Paris], U.G.E., « 10-18 » n° 2072, 1990, 304 p., 6.90 ¤. — La Vie brève (La vida breve, 1950), roman, traduit de l'espagnol par Alice Gascar. [Paris], Éditions Stock, 1971, 350 p., épuisé — nouvelle édition : La Vie brève, traduit de l'espagnol par Alice Gascar et Claude Couffon. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1987, 348 p., 17.53 ¤. — Les Adieux (Los adioses, 1953), roman, présenté et traduit de l'espagnol par Louis Jolicœur. [Paris], Éditions Christian Bourgois, 1984, 1998, 160 p., 13.72 ¤. — réédition (avec Le Puit) : [Paris], U.G.E., « 10-18. Domaine étranger » n° 2505, 1994, 6 ¤. — Le Chantier (El astillero, 1961), roman traduit de l'espagnol par Laure Guille-Bataillon, préface de Max-Pol Fouchet. [Paris], Éditions Stock, 1967, 212 p., épuisé — nouvelle édition : Le Chantier, traduction revue par la traductrice, préface de Max-Pol Fouchet. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio » n° 1601, 1984, 256 p., 6.30 ¤. — Trousse-vioques (Juntacadaveres, 1964), roman, traduit de l'espagnol par Jean-Jacques Villard. [Paris], Éditions Stock, 1967, 292 p., épuisé — nouvelle édition sous le titre Ramasse-vioques, traduit de l'espagnol par Albert Bensoussan. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1986, 264 p., 14.03 ¤. — Les Bas-fonds du rêve, nouvelles tirées des recueils Para una tumba sin nombre (1959) et Tan triste como ella y otros cuentos (1976), traduit de l'espagnol par Claude Couffon, Laure Guille-Bataillon et Abel Gerschenfeld. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1981, 320 p., 17.07 ¤ — réédition : Éditions Gallimard, « Folio » n° 2341, 352 p., 7.60 ¤. — La Fiancée volée, nouvelles tirées des recueils La novia robata (1968), La muerte et la niña (1973), Tiempo de abrazar y los cuentos de 1932 a 1950 (1974) et Tan triste como ella y otros cuentos (1976), traduit de l'espagnol par Albert Bensoussan. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1987, 228 p., 14.46 ¤. — Laissons parler le vent (Dejemos hablar al viento, 1979), roman, traduit de l'espagnol par Claude Couffon. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1996, 324 p., 22.87 ¤. — Demain sera un autre jour (Presencia y otros cuentos, 1986), nouvelles, traduit de l'espagnol par André Gabastou. [Paris], Éditions Le Serpent à plumes, 1994, 104 p., épuisé — nouvelle édition augmentée : Demain sera un autre jour. Éditions Le Serpent à plumes, « Motifs » n° 145, 2002, 150 p., 6 ¤. — C’est alors que (Cuandos entonces, 1987), roman, traduit de l'espagnol par Albert Bensoussan. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1989, 128 p., 10.67 ¤. — Quand plus rien n’aura d’importance (Cuando y a no importante, 1993), roman, traduit de l'espagnol par André Gabastou. [Paris], Éditions Christian Bourgois, 1994, 208 p., 15.24 ¤ — réédition : [Paris], U.G.E., « 10-18. Domaine étranger » n° 3284, 2001, 208 p., 6.40 ¤. BIBLIOGRAPHIE : — Elena Andreoli Ralle, Juan Carlos Onetti, la plume et le puits [Contient le texte intégral en espagnol du roman El Pozo]. [Paris], Éditions Belles Lettres / Annales littéraires de l’Université de Besançon n° 348, 1987, 502 p., illus., 45.73 ¤. — Ramon Chao, Juan Carlos Onetti, traduit de l’espagnol par Marie-Claude Dana et Danièle Obadia. [Paris], Éditions Plon, « Biographique », 1990, 230 p. FILMOGRAPHIE : Juan Carlos Onetti, un escritor (1973), documentaire de Julio Jaimes — El infierno tan temido (1980), film de Raúl de La Torre, scénario de Raúl de La Torre et Juan Carlos Onetti d’après sa nouvelle « Ese infierno tan temido », avec Enrique Almada Andrés Barragán, Graciela Borges — El Astillero (2000), film de David Lipszyc, d’après le roman Le Chantier (1961), avec Ricardo Bartis, Mía Maestro, Ingrid Pelicori.




www.onetti.net | Onetti Website 2.1 | ☺ 2001-2008